L'HISTOIRE URBAINE

De la ville grecque construite autour du Lacydon à la création du port moderne sur les bassins de la Joliette.

- En 1650, Marseille ne compte que 50 000 habitants concentrés sur un territoire de 67 hectares. Des extensions successives ordonnées au XVIIe siècle par Louis XIV avec la création du quartier Belsunce et des forts qui commandent l'entrée du port puis l'aménagement des terrains issus de la démolition de l'arsenal des Galères au XVIIIe siècle vont progressivement organiser la ville autour du Lacydon donnant ainsi naissance au Vieux Port.

- En 1818, avec Londres, Gènes et Liverpool, Marseille est l'un des premiers ports du Monde : 2284 bateaux français, 784 sardes, 410 espagnols, 130 anglais, 116 suédois, 82 russes et 51 américains y ont chargé ou déchargé leurs marchandises dans l'année. Cependant, avec 600 bateaux en moyenne, le Lacydon, les quais du port et les entrepôts sont saturés. La révolution industrielle, le développement du commerce colonial et plus particulièrement l'avènement des navires à vapeur vont précipiter la création d'un port moderne au nord du Vieux Port vers l'anse d'Arenc.

- Au XIXe siècle, sous l'impulsion de Napoléon III qui place Marseille au coeur des ambitions économiques de l'Empire, la Ville se développe hors de ses murs et se dote de ses plus grands monuments: Notre Dame de La Garde et le Palais Longchamp, le canal de Marseille, la Bourse de Commerce, la Préfecture, la Cathédrale de la Major ou encore l'Eglise des Réformés...
 La création du port industriel est avec celle de la Gare Saint-Charles la clé de ce dispositif.

- De grands travaux s'engagent dans les années 1850 : remblaiement de la côte et création des bassins par des avancées sur la mer, percée de la rue de la République, alors rue Impériale et édification du bâtiment du Grand Entrepôt des Docks dont Paulin Talabot et Gustave Desplaces, ingénieur seront les artisans.
Le Grand entrepôt et La Rue Impériale seront officiellement inaugurés en 1864. La recherche constante de performance dans le transport des marchandises va très rapidement rendre le bâtiment des Docks obsolète. La faillite des promoteurs de la rue Impériale ne permettra pas l'aboutissement du grand projet qui visait à raser la colline du Panier pour instaurer un plan en étoile. La bourgeoisie Marseillaise boudera la rue.
Le lotissement Mirès tracé à l'arrière des docks ne connaîtra pas lui non plus le succès escompté.

- Au XXe siècle, avec les dommages de guerre, l'indépendance des colonies et la concurrence internationale accrue, le port marque une importante perte d'activité qui entraînera la lente dégradation des quartiers arrière portuaire peuplés de manutentionnaires et de migrants.
Dans le même temps, l'accroissement des activités pétrochimiques et sidérurgiques amène le port à se développer vers de nouveaux territoires autour de Fos et de l'étang de Berre.

La tour CMA-CGM
culmine à 147 mètres

Dynamiques métropolitaines

Une démarche partenariale constituée par un groupe de techniciens :Afin d’obtenir une meilleure vision du potentiel de notre métropole, pour en définir les enjeux économiques et préconiser des clés d’actions communes, il faut oser se comparer à des villes qui ont réussi à relever des défis auxquels la métropole marseillaise est confrontée aujourd’hui. 

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