UNE ÉCO-CITÉ AU COEUR DE LA CITÉ

Euroméditerranée est depuis l’origine un projet de développement durable, qui recrée la ville sur elle-même sans consommer de nouveaux espaces.
Avec l’extension, un nouveau cap est franchi : les ambitions d’Euroméditerranée II au plan de l’écologie urbaine font de Marseille l’une des 13 Éco-cités labellisées en France par l’État.

Le Grenelle de l’environnement, c’était il y a plus de deux ans déjà... Né dans l’élan des engagements pris à l’époque, le Plan Ville durable soutient les agglomérations dont le développement urbain innovant montre l’exemple aux plans environnemental,économique, social et sociétal. Treize de ces territoires volontaires ont obtenu le label Éco-cités en novembre dernier, dont Marseille pour l’extension d’Euroméditerranée. Créatrice d’emploi, de mixité sociale, de qualité environnementale, Euroméditerranée s’est très tôt placée dans une logique de développement durable. Aujourd’hui, la logique devient Charte, et cette Charte vise à faire de l’extension le laboratoire et le modèle de la ville méditerranéenne éco-conçue... Un modèle diffusable sur l’ensemble des latitudes où notre mer marque le climat et les modes de vie. Cette approche fait de Marseille un cas à part dans le paysage des Éco-cités françaises.
En cours d’élaboration avec l’appui d’un large réseau de partenaires, la Charte de l’aménagement et du développement durable d’Euroméditerranée va donc influencer tous les aménagements sur le périmètre... À commencer par l’habitat : parce que la qualité environnementale des bâtiments ne se définit pas de la même manière au nord et au sud de l’Europe, les projets à venir devront mieux prendre en compte les spécificités climatiques et culturelles méditerranéennes. Ici, nous avons 300 jours de soleil par an, 80 de Mistral, des orages torrentiels, une vie plutôt extérieure, un autre usage des espaces publics... Ces facteurs simples incitent à construire ou rénover autrement, non pas en sollicitant des procédés et moyens technologiques coûteux, mais plus simplement en retrouvant les recettes intelligentes de nos anciens, en jouant de la nature (ventilation naturelle, orientations, expositions et isolations, ombres et protections solaires extérieures, énergies renouvelables...) pour produire des logements économes en énergie, voire passifs (consommant moins d’énergie qu’ils n’en produisent).

Prix accessibles, robustesse, maintenances aisées, efficacité globale dans la gestion des ressources, émissions de CO2 minimum, mais aussi mixité sociale (jusqu’à un tiers de logements sociaux ou à loyers maîtrisés construits dans l’extension) : ce sont là quelques éléments qui définissent l’habitat bioclimatique made in EuroméditerranéeII.L’éco-conception de l’extension ne s’arrête pas là. Le parc urbain prévu le long du ruisseau des Aygalades ne sera pas seulement une coulée de nature dans la ville, mais aussi le moyen de contenir naturellement les crues que connaît parfois le cours d’eau sous les orages.


Tout est proche Travaillé dans l’équilibre logements / activités économiques / commerces et services / équipements publics et de proximité, le projet d’extension cherche à tout rapprocher et à créer des quartiers où l’on peut vivre, travailler, se cultiver, consommer en utilisant pas ou peu la voiture, grâce aux transports collectifs, aux pistes cyclables, aux parkings relais... Parallèlement, à la réduction de la présence automobile, le réseau
ferré préexistant pourrait permettre de maintenir et développer une fonction logistique urbaine assurant le bon approvisionnement du périmètre en limitant le trafic des camions. Sur ces points, et sur d’autres (gestion des déchets et des eaux usées), la réflexion continue et s’étend. La ville durable n’a pas de limite !