D’abord faubourg agricole, devenu une zone industrielle à partir des années 1860, le noyau villageois des Crottes verra ses espaces publics transformés et son ancienne savonnerie, La Tulipe, réhabilitée en musée des arts urbains.
En passe de démarrer, le projet porté par Euroméditerranée sur le noyau villageois des Crottes, dans le 15ème arrondissement, vise à opérer une requalification des espaces publics et à créer de nouveaux lieux de vie pour les habitants du secteur, tout en conservant le patrimoine bâti existant.
Historiquement, le développement des Crottes a suivi l’activité économique du port. Dès le XIXème siècle s’y installent savonneries, huileries et autres industries en même temps que le noyau villageois accueille les ouvriers et leurs familles. Populaire et actif jusque dans les années 1960-70, le quartier a subi la désindustrialisation. Les friches industrielles y côtoient alors les vieux immeubles à trois fenêtres typiques de Marseille, construits avec des matériaux légers. Un bâti avec les moyens du bord qui explique l’allure dégradée des bâtiments aujourd’hui. Les périls liés à des défauts de toiture et de plancher y sont prégnants.
Une Opération programmée d’amélioration de l’habitat - de Renouvellement Urbain - (Opah-RU) est en création pour le secteur, afin de permettre aux propriétaires privés d’engager les travaux de rénovation des logements avec des financements publics.
Des projets structurants viennent compléter ce volet. Boulevard Christophe Moncada, une manufacture sera convertie en logements et une ancienne Savonnerie “La Tulipe” transformée en un centre de culture urbaine, donnant sur une place publique requalifiée dans le quartier. Le projet comprend également la construction d’un hôtel nouvelle génération, sur une partie de l’emprise en friche située en face du 5 boulevard Romieu.
Les nouveaux aménagements de ce secteur enserré entre des infrastructures routières et la gare du Canet, répondront aux demandes exprimées lors de la concertation publique :
- Végétalisation des espaces publics
- Création de larges trottoirs dédiés aux piétons
- Intégration de jeux pour les enfants
- Mise en œuvre d’une nouvelle trame circulatoire pour réduire la vitesse des véhicules
La place Emmanuelli sera requalifiée et une nouvelle place « Moncada » sera créée. La première, existante devant l’église du quartier, sera entièrement rénovée : élargissement de l’espace, nouveau revêtement au sol, végétalisation, ajout d’une fontaine et de mobilier urbain.
La seconde place, nouvellement créée par Euroméditerranée et au centre du projet « La Tulipe », offrira un îlot de fraîcheur aux habitants du quartier grâce à sa partie plantée, tout en conservant une partie dédiée aux usages ludiques et sportifs.
Euroméditerranée souhaite, à travers ce projet, que les habitants du quartier puissent bénéficier d’espaces publics qualitatifs et ainsi recréer une vie de quartier.
Les quelques 3 000 habitants des Crottes, ainsi que ceux de Cazemajou et des Fabriques, bénéficieront de nombreux équipements publics prévus dans le secteur : arrivée du tramway, d’une piscine, d’un gymnase et l’ouverture du parc Bougainville. La création du parc du ruisseau des Aygalades, en proximité immédiate des Crottes, représentera une évolution marquante pour les habitants. Le secteur sera bientôt ouvert sur l’un des plus grands parcs de Marseille.
Lancement des travaux
Dans le cadre d’une opération programmée d’amélioration de l’habitat et de renouvellement urbain (OPAH-RU), le noyau villageois des Crottes (15e) est en passe d’entamer sa mue.
En passe de démarrer, l’opération de requalification du noyau villageois des Crottes prévoit la rénovation de nombreux logements ainsi que l’amélioration des espaces publics : élargissement des trottoirs, installation de bancs, fontaines, aire de jeu pour les enfants, requalification de la place Emmanuelli, plantation d’arbres.
La requalification des espaces publics doit initier une dynamique. Le développement des Crottes a suivi l’activité économique du port. Dès le XIXe siècle s’y installent savonneries, huileries et autres industries en même temps que le noyau villageois accueille les ouvriers et leurs familles. Populaire et actif jusque dans les années 1960-70, le quartier a subi de plein fouet la désindustrialisation. Les friches industrielles y côtoient alors les vieux immeubles à trois fenêtres typiques de Marseille, construits avec des matériaux légers, un bâti avec les moyens du bord qui explique l’allure un peu dégradée du bâti aujourd’hui. Les périls liés à des défauts de toiture et de plancher y sont prégnants.
Une OPAH-RU est en création qui permettra aux propriétaires privés d’engager les travaux de rénovation des logements avec des financements publics. Des projets structurants viennent compléter ce volet. Boulevard Christophe Moncada, une manufacture sera convertie en logements, une ancienne savonnerie, transformée en un centre de culture urbaine, donnant lieu à l’aménagement d’une deuxième place publique dans le quartier. Le projet comprend également la construction d’un hôtel. "Il s’agit de créer de l’animation et d’amener de la vie. »
Les quelque 3 000 habitants des Crottes, ainsi que ceux de Cazemajou, des Fabriques, bénéficieront des équipements prévus dans le secteur : arrivée du tramway, médiathèque, piscine, gymnase, parc Bougainville…
Puis le changement le plus impactant viendra avec la création du parc du ruisseau des Aygalades. À l’est, le quartier donne actuellement sur un viaduc de métro et une gare fermée. Il sera bientôt ouvert sur l’un des plus grands parcs de Marseille.